Pourquoi Pas Sciences Po ? INTEGRER SCIENCES PO EN PREMIERE ANNEE

1déc/091

NOUVEAU CONCOURS SCIENCES PO: UN DESAVEU DE LA MENTION TRES BIEN

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Vous le savez sûrement, le concours d'entrée en premier cycle à Sciences Po a été remanié. Il a lieu dorénavant en Juin, une semaine aprés le bac et une épreuve spécifique à chaque filière (S,ES ou L) vient s'ajouter aux épreuves classiques. Quel intéret pour Sciences Po d'organiser un tel concours qui se rapproche du bac à la fois par son programme que par son calendrier? Selon nous, même si la mention très bien reste un moyen d'entrer à Sciences Po sur dossier, ce nouveau concours montre bien que l'IEP de Paris  souhaite peu à peu recruter la majeur partie des candidats de première année à travers ce nouveau concours. N'est ce pas un desaveu de la mention très bien et du niveau qu'elle reflète?

La proportion d'élèves qui obtient le bac général avec une mention très bien est passée de 0,3 % en 1967 à 4,9 % en 2006, et ce chiffre est en augmentation chaque année. Du coup, sur les 1839 candidats ayant envoyé leur dossier après le bac en 2009, seul 381 ont été admis. Aujourd'hui, le nouveau concours change la donne, et tous les candidats même les potentiels mentions TB devront passer le concours, puisqu'ils n'auront plus le mois de juillet pour attendre de savoir si leur dossier a été accepté. Bref, tout le monde passe le concours, et les mentions TB pourront le faire valoir au mois de juillet ( même s'ils ont raté le concours d'entrée une semaine aprés le bac). Ce système très bizarre va surement amener Sciences Po à peu à peu laisser tomber ce double système étant donné les incohérences qui devraient apparaitre.

Si on s'interesse plus précisement aux épeuves, on remarque que le nouveau concours Sciences Po avec son épreuve de maths pour les S par exemple, vient se substituer de plus en plus aux épreuves du BAC. En effet, un élève de voie S passera au concours Sciences Po en plus des maths, de l'histoire, de la philo et une langue. 4 épreuves qu'on retrouve au bac. Selon nous, Cette réforme comfirme la vocation du concours Sciences Po à devenir un bac de haut niveau pour très bons élèves. Esperons simplement que cette double évaluation (Bac et concours) ne fera pas trop de déçus.

14nov/090

LES PATRONS DU CAC 40 AYANT FAIT SCIENCES PO

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Ils sont ou ont été patron du CAC 40, ils président le conseil d'adminsitration d'une des plus grandes entreprises francaises et ils ont un point commun: ils sont passés par l'IEP de Paris. Sciences Po n'est pas une école de commerce mais pourtant, nombreux sont les patrons français ayant suivi les cours de cette prestigieuse grande école. Voici en quelques lignes, la présentation des plus connus:

Jean philippe Thierry, PDG de la compagnie d'assurance Allianz

Diplômé de l’IEP de Paris et d'études supérieures en sciences économiques, Jean-Philippe Thierry intègre GPA Assurances en 1978. Il en assurera la présidence de 1989 à 2000. En 1992, il assure également la même fonction au sein de Worms & Cie (future Athéna Assurances). Puis, en 1999, il devient président du groupe Generali France. Depuis le 6 juin 2001, il évoluait en tant que Président-directeur général du groupe Allianz France.

Michel Rollier, PDG de Michelin

A sa sortie de l'IEP, il passe trente-trois ans dans le Groupe Aussedat Rey. Il entre dans le groupe Michelin en 1996, où il occupera les postes de directeur du service juridique et des opérations financières, de directeur financier, puis de co-gérant à partir de 2005. Il prend la tête du groupe en mai 2006, après le décès accidentel d'Édouard Michelin.

Daniel Bouton, Ancien PDG et PCA de La Société Générale

Après avoir été diplomé de Sciences Po, Daniel Bouton est passé par l'ENA pour devenir trés tôt directeur de cabinet ministériel dans les années 1980, puis Président-Directeur Général de la Société Générale de novembre 1997 à mai 2008, avant d'être président du Conseil d'Administration de cette même banque de mai 2008 à avril 2009.

Franck E.Dangeard, PDG de Thomson

Frank E. Dangeard est diplômé de l’École des Hautes Études Commerciales (H.80), de l’institut d'études politiques de Paris, et de la Faculté de droit d'Harvard. Il a été avocat aux États-Unis et à Londres, de 1986 à 1989. Puis il a occupé le poste de Managing Director à la banque Warburg, et a été nommé Président du directoire de SBC Warburg France en 1995. Il a rejoint le groupe Thomson multimédia en 1997. Il a occupé les fonctions de Directeur Général adjoint de France Télécom de septembre 2002 à septembre 2004 . Depuis septembre 2004, il est Président-Directeur Général de Thomson. Il est également administrateur d’Orange, de Calyon, d’Eutelsat et de EDF.

On pourrait en citer encore quelques autres, mais dans tous les cas, une remarque s'impose: Science Po semble ne jamais se suffir à elle même et se complète par d'autres formations, que ce soit l'ENA ou une formation commerciale antérieure. C' est d'ailleurs pour enrayer ce phénomène que le nouveau directeur Richard Decoing a decidé de rendre son école plus "professionalisante" avec une plus grande variété de Masters.

13nov/090

QU’APPREND-T-ON A SCIENCES PO?

S’il est une école sur laquelle circulent de nombreux mythes, c’est bien Sciences-Po : destinée, pour certains, à « faire de la politique », d’autres la considèrent simplement comme une « classe préparatoire à l’ENA », et d’autres n’y voient qu’un apprentissage sur cinq ans du « pipeau », ce discours creux qui sert simplement à impressionner l’auditoire. Comme vous vous en doutez, ces trois affirmations sont fausses, mais elles sont en revanche révélatrices d’un véritable flou autour de l’IEP Paris : si tout le monde connaît Sciences-Po, rares sont ceux qui connaissent vraiment le mécanisme de sa formation et les apports qu’elle représente. Je vais donc avec vous tenter d’éclaircir ces points et de dégager un bref récapitulatif sur ces plans, en espérant être aussi concis que possible. Pour ce faire, je vais distinguer deux parties : la formation initiale, d’une durée de trois ans, et le master, qui se déroulent pendant les deux ans qui suivent.

Les trois années de formation initiale à Sciences-Po sont connues pour être assez généralistes. Leur objectif avoué est d’amener les étudiants à être à même de comprendre et de réfléchir sur les grands enjeux sociaux, sociétaux, internationaux, économiques, et même environnementaux – le tout sans leur donner une quelconque vision partisane. Si la tâche peut paraître simple, ne vous y trompez pas : avoir une vision claire du système étatique et législatif, des mécanismes économiques, ou des relations internationales n’est pas aisé, surtout lorsque l’objectif est moins de dispenser une vision préfabriquée du monde que d’inciter les élèves à construire la leur. Cela requiert l’inverse de ce que font habituellement les formations post bac : au lieu d’une spécialisation, il faut au contraire pouvoir apporter aux élèves une grande ouverture en les familiarisant avec des matières aussi diverses que le droit, l’économie, la pensée politique, la sociologie, et même la philosophie – tout en s’assurant qu’ils soient au fait de l’actualité et à même de la commenter.
En définitive, donc, les deux premières années visent moins à apporter une vision « toute faite » qu’un cadre de réflexion, un mode de pensée dialectique adapté à l’argumentation. L’accent est par ailleurs mis sur la prise de parole en public, puisque l’une des spécificités de Sciences-Po réside dans l’accent qui y est mis sur les exposés et autres interventions en tous genres : amenés très tôt à s’exprimer devant une classe, les élèves sont incités à savoir présenter clairement un argumentaire, et à savoir exposer leurs points de vue en un temps limité (généralement 10 à 15 minutes).
La troisième année à Sciences-Po est spécifique : transition entre le premier cycle et le master, elle amène généralement les élèves à passer une année scolaire à l’étranger (que ce soit en échange ou en stage). Elle est le moyen pour l’école de s’assurer que ses étudiants ne soient pas limités au cadre franco-français et puissent acquérir le recul qu’apporte une confrontation prolongée à une autre culture.

Jusqu’ici, le cursus de Sciences-Po reste somme toute assez intelligible. Relativement proche de ce qu’il pouvait être il y a une quinzaine d’années, il justifiait l’adage selon lequel « si Sciences-Po [était] la cerise sur le gâteau, ce n’était que la cerise » - et qu’il valait mieux avoir dans ses bagages un « gâteau », c’est-à-dire, une formation véritablement professionnalisante,
Sur ce plan, néanmoins, les choses ont changé, notamment sous l’impulsion de l’actuel directeur de l’IEP Paris (M. Richard Descoings). Le master de Sciences-Po s’est donné pour objectif une véritable professionnalisation des étudiants, afin qu’ils n’aient pas l’obligation d’aller chercher ailleurs un second diplôme pour pouvoir commencer à travailler.
A cet égard, la direction disposait de deux choix possibles dans son orientation : aller vers une spécialisation du master (et choisir de faire de Sciences Po une préparation à la fonction publique ou à l’ENA), ou accentuer sur la diversification en proposant un master à géométrie variable. C’est cette seconde voie qui a été retenue : aujourd’hui, le master de Sciences-Po ne compte pas moins de 12 mentions « professionnelles », parmi lesquelles figurent bien entendu les classiques Affaires Publiques, Affaires Internationales, Journalisme ou Carrières Judiciaires ; mais aussi des éléments plus étrangers à la vocation « classique » de l’école, tels que Finance et Stratégie, Droit Economique, Ressources Humaines, Management de la Culture et des Medias, ou même Urbanisme. A cela s’ajoutent des Masters dits « de recherche », qui portent aussi bien sur des questions de sociologie ou de géopolitique que d’anthropologie et d’histoire.
A la lecture de ces informations, la question qui demeure est celle de savoir si cette diversification a été un succès, c’est-à-dire, de déterminer si le label « Master de Sciences-Po » est associé à l’idée d’excellence, dans le privé comme dans le public. Sur ce plan, force est de constater que là encore, l’école a connu un succès : non seulement l’étiquette « Sciences-Po » a conservé son caractère attractif pour toute entreprise désireuse d’accueillir un personnel polyvalent, doté d’un esprit d’analyse et d’un talent pour l’argumentation ; mais en plus, la plupart des mentions du Master sont aujourd’hui synonymes de reconnaissance et d’embauche sans difficultés pour les élèves qui les ont suivies. La mention « Affaires Publiques » continue de former la plupart de ceux qui intègrent l’ENA et/ou de hautes fonctions dans la sphère publique ; la mention « Carrières Judiciaires » forme de nombreux futurs juges et praticiens du droit ; les mentions « Ressources Humaines », « Finance et Stratégie » et « Droit économique » ont su retenir l’attention des grandes entreprises et des grands cabinets, la mention « Affaires Internationales » forme aussi bien des fonctionnaires internationaux que des consultants en risque pays… du flou qui l’entourait, Sciences-Po a donc su faire une force et proposer des formations d’excellence à des profils plus que divers.

En définitive, je vous propose un bilan des avantages et inconvénients d’une formation à Sciences-Po :
Avantages :
L’enseignement d’un mode de pensée particulier (le fameux  « esprit Sciences-Po »), aussi bien en premier cycle qu’en master.
Une véritable pluralité de débouchés possibles.
Un moyen privilégié de cerner et de comprendre les grands enjeux sociétaux, politiques, ou économiques.
Apprentissage de l’exposé et de la synthèse.
Pour ceux qui y entrent à Bac+0 : un an à l’étranger !
Inconvénients :
Mis à part au sein de quelques Master bien précis, très peu d’interactions avec la sphère privée et le monde de l’entreprise.
Revers de la médaille que constitue « l’esprit Sciences-Po » : le danger d’une certaine tendance à privilégier l’argumentation aux réponses concrètes.
J’espère que vous y voyez à présent plus clair sur la nébuleuse Sciences-Po ! S’il vous reste des questions, n’hésitez en tout cas pas à les poser en commentaires, j’y répondrai de mon mieux :) .

28oct/090

SCIENCES PO OU LE SAVOIR POLITIQUE AU SERVICE DES AUTRES DISCIPLINES

Logo Sciences Po

Pourquoi vouloir faire Sciences Po aujourd’hui? Pour travailler dans l’administration, faire de la politique, devenir manager en entreprise… L’IEP de Paris s’est depuis toujours placé au carrefour de tous les enseignements pouvant mener à la formation de leaders qu’ils se destinent à la sphère publique ou privée. Cependant, son excellence académique est d’abord reconnue dans le domaine de l’administration publique. Qu’est ce qui fait aujourd’hui de Sciences Po une école à part dans un contexte de concurrence de plus en plus mondialisée ?

Selon nous, cette grande école se distingue sur trois points :

-  Un passage quasiment obligé pour tous ceux souhaitant construire leur carrière au sein de l’administration publique et de la politique. ¾ des leaders politiques français sont passés par l’IEP de Paris et celle-ci reste la meilleure préparation à l’ENA à travers son Master « Affaires publiques ».

- Une école qui s’est depuis longtemps intéressée à la sphère privée. Certes, Sciences Po n’est pas une école de commerce comme les autres mais de nombreux Masters (notamment Stratégie et Finance) viennent concurrencer les plus grandes formations de management comme HEC Paris ou l’ESSEC en mettant l’accent sur les problématiques internationales. Un accord de double diplôme avec HEC existe d’ailleurs depuis 2 ans.

- Une institution à forte vocation internationale : Sciences Po est de loin l’école ayant le plus d’échanges académiques avec des universités très réputées, et ce grâce à son excellence dans l’enseignement des sciences politiques qui fait d’elle un leader dans ce domaine. Ainsi, elle compte parmi ses partenaires américains Columbia, Harvard ou encore Princeton.

Convaincu ?  Vous avez alors essentiellement deux possibilités pour intégrer l’IEP le plus sélectif de France :

- En premier cycle, c'est-à-dire après la terminale, soit par une mention très bien au bac qui vous permet de présenter votre candidature sur dossier soit par le nouveau concours d’entrée dorénavant une semaine après le bac ! (très avantageux puisque l’examen d’entrée à Science Po suit le programme du lycée et vous ne sacrifiez plus un été pour le préparer). Un entretien peut suivre les résultats écrits selon la moyenne obtenue.

- En Master 1, le concours dépend de la licence obtenue en premier cycle mais l’origine des candidats se concentrent sur deux pôles : Le droit et l’économie au sens large du terme. Ainsi, une épreuve s’adapte aux spécialités de chacun et deux autres (langue et réflexion personnelle) sont communes à tous les candidats. Puis, un oral permet de selectionner les candidats parmi les admissibles du concours écrit.

Ce qu’il faut retenir :

En tentant le concours Sciences Po à ces différents stades vous n’avez pas grand chose à perdre. En premier cycle, il suffit de se préparer très sérieusement pendant l’année de terminale et de tenter sa chance au concours ou d’envoyer son dossier du fait d’un excellent profil au bac. En master, vous ne perdez pas une année, au pire simplement un été pour préparer le concours à une école qui est un véritable plus pour vous et votre CV. Alors  n’hésitez plus, tentez l’expérience Sciences Po !

26oct/090

NOUVEAU CONCOURS D’ENTREE A SCIENCES PO : UN SUPER BAC ?

Désormais,  plus besoin de sacrifier  un été pour passer le concours d’admission en première année à Sciences Po : l’examen d’entrée ne se déroulera plus fin août mais fin juin c’est-à-dire une semaine après les épreuves du bac. Les nouvelles modalités des épreuves se rapprochant des spécificités du baccalauréat, Le nouvel examen d’entrée à Sciences Po n’est-il pas devenu super bac pour bons élèves ?

Trois éléments doivent retenir l’attention des lycéens aujourd’hui en terminale : le calendrier, la nature de la sélection et le contenu de l’examen ont changé.

1) Le calendrier a changé : les examens auront lieu fin juin, une semaine aprés les épreuves du bac.

2) La sélection se fait en deux temps : un examen écrit comme auparavant puis 3 issues possibles :

-  L’admission pour ceux ayant obtenu plus de 12/20 à l’écrit (comme auparavant)

- Un entretien sur dossier pour certains candidats ayant obtenu une note entre 10 et 12/20

- Refus direct d’admission sans passage d’entretien pour les notes inferieures à 10/20

3) Le contenu de l’examen écrit a évolué :

- Les épreuves classiques restent inchangées : (Histoire de 1914 à nos jours, épreuve d’ordre général et langue vivante)

- Une nouvelle épreuve vient s’adapter aux spécificités des trois bacs généraux : Pour les Littéraires : une épreuve de littérature, pour les scientifiques : une épreuve de mathématiques appliquées aux sciences sociales et pour la voie économique et sociale : une étude de documents et de tableaux statistiques.

Notre avis sur ce nouvel examen :

Cette réforme est une aubaine pour les bons élèves de terminale cherchant à obtenir un bon bac et qui envisagent d’intégrer une grande école de type Sciences Po. En effet, la nature des épreuves de l'examen d'admission à l'IEP de Paris étant proche de celles du bac (Histoire, Langue vivante, une épreuve adaptée au programme de chaque filière) les élèves ambitieux peuvent préparer à la fois le baccalauréat et ce concours de manière complémentaire tout au long de l’année de terminale. Ils passent ensuite les concours une semaine après le bac. S’ils réussissent, ils intègrent Sciences Po, sinon, ils peuvent poursuivre leurs études en septembre sans avoir à sacrifier un été.

Sciences Po étant une école très attractive, cette nouvelle réforme devrait intéresser un bon nombre de lycéens!

22oct/090

Bonjour à tous !

Ce blog se propose de suivre les évolutions du concours d'entrée en première année de Sciences-Po Paris.

En plus de vous donner des informations pointues et actualisées sur le concours d'entrée (modalités des épreuves, programmes, annales, conseils de préparation, stages intensifs de préparation et de perfectionnement,...) nous vous donnerons aussi un aperçu de que l'on fait à Sciences-Po Paris, des parcours proposés aux élèves et des opportunités qui leur sont offertes.

Bon courage à tous et bonne préparation !